Florent Burgevin, placticien, scénographe, constructeur
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Bureau National des Allogènes
Création 2018

 

Résumé de la pièce : « Que je vous mette au parfum des mauvaises odeurs de mon âme/Le savez-vous/ L’âme est tachée ». C’est le constat que Rigobert Rigodon, affecté au Centre de tri des étrangers au sein du Bureau National des Allogènes, fait au commencement de la pièce, après avoir effectué un vol plané depuis la fenêtre de son bureau et s’être écrasé quelques étages plus bas. C’est donc depuis le royaume des morts que le fonctionnaire s’apprête à relater l’histoire qui l’a mené à sa chute, opérant un « grand flashback ». Mais pourquoi a-t-il commis cet acte ?

 

Teaser

 

 

La scénographie

 

 L’ arbitraire et l’ aléatoire : 67 spectateurs en mouvement.

La scénographie proposée participe activement au voyage des spectateurs.

67 spectateurs. Le chiffre n’ est pas complètement arbitraire. C’est que ce numéro a été attribué au réfugié Asha Manu, une rencontre déterminante pour Rigobert Rigodon.

Au moment de l’installation du public, 50 des 67 spectateurs trouvent des places assises correspondant à leur numéro de billet. 17 vont devoir s’asseoir sur des bancs bien moins confortables, créant une inégalité de fait entre spectateurs.

 

Bureau National des Allogènes / Collectif NOSE 

Rendre le public acteur

Tour à tour, le spectateur va se retrouver en position de migrant (dans la premières partie, lors du monologue de Rigobert Rigodon) et en position d’officier de protection de l’OFPRA (dans la deuxième partie, lors du monologue d’Asha Manu).

Ainsi certains spectateurs vont être amenés à agir, à se déplacer sur le plateau et à occuper une position particulière dans l’espace suivant le numéro du billet qui leur aura été distribué à l’entrée. Ils seront pour cela guidés par les comédiens au plateau.

Les spectateurs constituent une variable d’ajustement scénographique et accompagnent physiquement les changements de rapports scéniques durant les monologues de Rigobert Rigodon et d’Asha Manu. Nous passons successivement du frontal au trifrontal puis au quadrifrontal.

 

Un décor entre conformité et absurdité

Nous sommes tour à tour projetés dans l’espace de travail de Rigobert Rigodon (au sein du Bureau National des Allogènes) et dans les paysages mentaux (composés de fantasmes, de souvenirs) de Rigobert Rigodon et d’Asha Manu.

Dans l’espace de travail de Rigobert Rigodon, sous une apparente conformité, on découvre un monde totalement absurde: les bureaux, multifonctions, éléments principaux du décor, se révèlent être complètement loufoques. Comme si les travailleurs du BNDA, étouffés par les régles, la discipline, la standardisation, s’étaient réappropriés, à leur manière leur espace de travail.

 Croquis scénographique

Un système à bout de souffle

La scénographie tente de rendre compte aussi de l’état du système d’accueil et de protection des réfugiés en France.

Des bureaux usés, où des éléments éparses, fait de bric et de broc, s’amoncellent; où les murs menacent de s’écrouler, prenant tout le monde au piège.

 

 

 

À propos du projet...

 

Production : Collectif NOSE
Texte : Stanislas Cotton
Mise en Scène : Laurent Franchi
Collaboration artistique : Méloëe Ballandras
Scénographie : Florent Burgevin
Costume : Gwen Boudon
Création musicale : Maximilien Becq-Giraudon
Lumière : Marine Flores
Graphisme de l’affiche : Arthur Baude

Jeu : Noémie Nael, Kevin Duplenne, Francis Bolela

Partenaires du projet : Palais de la Porte Dorée, Musée National de l’histoire de l’Immigration (Paris); 3IS, Institut International de l’Image et du Son (Elancourt); Le Silo (Mereville).

 

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